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Super Final GV : ZZZzzz ZZZzzz

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Super Final GV : ZZZzzz ZZZzzz

Dimanche, la fine brume rafraîchissante présente dés le matin ne nous a pas permis de voler, nous avons opté pour pas mal de lecture et un peu de vélo gentiment prêter par notre chambre d'hôte afin de découvrir les environs. Le soir nous avons mangé au restaurant avec quelques français, la plupart des compétiteurs sont arrivés hier, et tous devrait être là pour la manche d'entrainement de demain. 

Aujourd'hui, la matinée a commencé par une crise de panique en regardant les infos internationales. La fièvre jaune semble effectivement se développer dans l'état du Mina Gerais, avec des cas et des décès dans des villes pas très loin d'ici. Le vaccin est maintenant recommandé et les hôpitaux du coin sont chargés en dose de vaccin, le problème étant qu'il met une dizaine de jour à être effectif et qu'il présente des effets secondaires non négligeables. Il est donc trop tard... J'aurais pu le faire avant de partir mais je ne pouvais pas prendre les risques d'avoir les effets secondaires en pleine période d'examen. Le nombre de cas a évolué depuis et je regrette de ne pas avoir anticipé. La solution reste de ne pas se faire piquer... Difficile pour moi car je suis un anti-moustique à part entière. En faisant attention, j'en suis déjà à 5 piqûres en 3 jours... Donc j'ai volontairement décidé de sombrer dans la parano, j'ai instauré un rituel pour me tartiner le corps de produit, tout comme les vêtements, le soir c'est pantalon et manche longue, la nuit pas un pied ne dépasse du draps dans une pièce aseptisé... Croyez moi, je risque de crever d'une intoxication au produit anti-moustique ou d'une déshydration à cause des vêtements chaud, mais plus aucun moustique ne me goûtera, infecté de la fièvre jaune ou pas !

Enfin, j'ai réussi à sortir de la panique en enfilant un pantalon et en allant voler... Les conditions étaient plutôt sympa, la Zeno est un vrai régale, impressionnante de stabilité, efficace en thermique. Elle a cependant l'inconvénient de son avantage, elle filtre beaucoup et il me parait plus difficile de la laisser voler, à l'écoute des sensations, pour trouver le bon noyau, comme le sait si bien le faire l'Enzo. J'espère donc que les manches de survies ne seront pas le standard de cette compétition.

Dernier vol demain avant la première manche !

Super Final GV : ZZZzzz ZZZzzz

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Super Final GV : Premier vol

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Super Final GV : Premier vol

Tout voyage au Brésil qui se respecte commence par un achat de tong, tel est ma devise. Après avoir rendu la voiture qui nous a permis de faire les 600km reliant Rio à Governador en 8 heures, acquérir une paire de tong était un impératif. Avec un air moite et une température de 30°, il ne fait pas bon de rester les pieds enfermé. J'ai trouvé un magasin Havaianas et forcément, le choix fût difficile. Heureusement que je n'étais pas seul, dans ce genre de situation, une présence masculine vous permet d'écourter vos longues hésitations...  

Le ciel a mis du temps à s'ouvrir et après une montée chronométrée en mode rallye dans un pick-up, une envie de vomir et 50 reals de moins, j'étais prête à faire mon premier vol de cette nouvelle année. Un peu beaucoup de crème solaire, un speedarm, mon nouveau casque supair, ma nouvelle voile, et me voilà dans les airs ! Que c'est bon de retrouver ces sensations, du thermique, des barbulles et puis des cums. Des belles conditions qui nous laissent le temps de faire une petite balade avant qu'un gros méchant nuage s'étale, éteignant le soleil et apportant de la pluie. 

Avant de partir pour le Brésil, il a fallu choisir une voile. Plusieurs facteurs pèsent dans la balance lorsqu'il s'agit de choisir sa voile, l'important à mes yeux est l'adéquation aile-pilote, en terme de niveau mais également de technicité, je parle ici des possibilités techniques de la voile et des capacités techniques du pilote. A très haut niveau, le critère est la performance pure, le pilote s'adapte. Je pense que cette dernière proposition reste vraie pour l'élite, et que l'adéquation aile-pilote a son importance dans beaucoup de cas, dont le mien.

Dans la course à l'armement, pas de nouveaux acteurs, GIN et OZONE restent leaders. GIN vient de sortir une boom 11, remplaçante de la 10. Cependant, elle n'existe qu'en taille M et il en existerait actuellement moins d'une dizaine, destinée au team GIN. 

Chez Ozone, pas d'enzo 3, la sortie de la belle est espérée au printemps. Cependant, beaucoup de pilotes dont le team ozone ont choisi de venir concourir avec une Zeno, petite soeur de l'enzo 2, homologuée en EN D, plus facile et aussi performante... parait-il. 

Pour ma part, j'avais choisi de commander une Zeno pour les épreuves montagneuses de cette saison, qui vont représenter 80% des compétitions auxquelles je participerai. Je pensais faire cette super finale avec mon Enzo 2, ou venir avec ces deux voiles, et puis je me suis ravisée : ce genre d'indécision n'a rien de bon. Alors j'ai simplement pensé aux objectifs de manière que je me suis fixée pour cette compétition. Je me suis souvenue mon Icepeak6, une voile que j'ai adorée, facile, performante à son époque. J'avais confiance dans ma voile, et donc en moi sous cette voile. Une confiance qui m'a si souvent mise par terre à la découverte des animaux et autres terriens civilisés... mais qui m'a fait vivre de si belles manches. L'enzo 2 m'a permis involontairement d'adopter un style plus conservateur, et enfin d'apprendre ce fameux "contrôle" qui m'échappait. Pour cette super finale, j'ai donc choisi la voile qui j'espère me permettra de retrouver la confiance, le moi intérieur, qui viendra dominer la peur tout en laissant parler l'expérience.

Pour ce qui est des performances, rien n'est certain avant la première manche. Tout test comparatif est inégalable à une manche de coupe du monde... Verdict mercredi soir, qui apaisera les esprits... ou pas !

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Super Final PWC 2016 : Destination Brésil !

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Super Final PWC 2016 : Destination Brésil !Super Final PWC 2016 : Destination Brésil !

Me voilà en train de reprendre les routines de pré-compétition... des routines que j'avais mises de côté sur certains évènements. La nouvelle année arrive toujours avec son lot de bonnes résolutions, peut être que vous avez décidé d'arrêter l'alcool et le chocolat...ou les petits vols et les points bas! Pour ma part, j'ai décidé d'écrive à nouveau sur ce blog. J'ai l'impression qu'on ne prend de moins en moins le temps de lire ou d'écrire, que les réseaux sociaux absorbent tout et que l'image est reine, pas toujours par sa beauté mais par sa rapidité. Alors ce n'est pas vraiment par résolution mais surtout par envie, par manque. Tenir un blog n'est pas évident, le temps nous est compté en compétition et il est parfois difficile d'optimiser la récupération. Je me sens souvent entre deux options, faire un bilan de la journée le plus rapidement pour de suite passer à autre chose, arrêter de ressasser la manche, couper, récupérer et partir sur une nouvelle journée comme si la veille n'avait pas exister ET partager mon expérience, prendre le temps de poser les bons mots, également de les rendre joli, mettre un peu d'humour, et essayer de vous offrir une vision de mon intérieur, à travers lequel vous pouvez voir celui de la coupe du monde. Ces deux options ont leurs inconvénients comme leurs avantages, mais le partage permet de relativiser. En essayant de se mettre à la place du lecteur, qui pourrait lire ce texte bien au chaud, une tisane à la main... Je me dis que ce n'est que du parapente... J'essaierai donc de le tenir à jour durant la Super Final de la Coupe du Monde, se déroulant du 18 au 28 janvier à Governador Valadares.

2017 annonce du changement, je remercie grandement l'Agence AXA Wailly & Associé, qui fut mon sponsors durant 2 ans et demi, me permettant d'acquérir ma première enzo 2 et ainsi de remporter la super final de la PWC 2014, puis de consolider mon expérience dans le haut niveau. L'aventure continue avec Les Passagers du Vent - Boutique & Ecole de Parapente, et je l'espère de nouveaux partenaires.

2017 promet de beaux projets, entre la fin de mes études, une nouvelle vision de l'enseignement en parapente, les championnats du monde et des beaux cross, cette année va encore être bien occupée.

Depuis la fin de saison en septembre, j'ai peu volé, réalisant tout de même un SIV avec que le lac d'Annecy gèle. L'hiver a été consacré a de la préparation physique, gainage, programme de Kettlebell et vélo. J'ai pu tout de même essayer la Zeno au grand Bornand (photos). J'arbore un poids de forme record, les festivités y ont sûrement contribué. Mentalement, j'ai reposé mes motivations, récupéré de la confiance. J'ai les crocs. Toute mes affaires sont dans la valise, ce soir je prends l'avion direction RIO, 8 heures de route nous attendent ensuite pour rejoindre Governador Valadares. Un long voyage qui me laisse espérer un vol dés samedi. Nous aurons donc 4 journées avant le début de la compétition, ce qui est peu, mais suffisant. Le vol est directe, ce qui réduit le risque de perte de bagage... Je devrais arriver avec tout mon matériel. 

Je vous donne rendez-vous demain, de l'autre côté de l'atlantique !

Le site des organisateurs de la PWCA

http://www.abvl.net/pwc-2016-world-cup-superfinal/

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Championnat d'Europe : Récit M1

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Voici, avec du retard, le récit de la première manche. Ce sera surement le seul et l’unique de ces Championnats. Ecrire prend du temps et sur le marathon des 8 manches qui s’annonce, j’ai besoin de tout mon temps pour être à fond dans l’événement, récupérer, gérer l'enjeu. Pour le moment, la ligne entre plaisir et pression est presque inexistante et je sens à travers ma façon de voler et les pensées qui traversent mon esprit que j’ai des choses à libérer pour réussir à voler comme je sais le faire.

Ces championnats d’Europe ont commencé par une manche bien compliquée par rapport à ce que nous avons pu connaitre sur les jours d’entrainement. 88 kms dans la plaine… c’est ce qu’on s’est dit lors du briefing de la manche, pas vraiment ce qu'on a fait.. Pour l’attente au start, nous sommes perchés au vent du nuage à 2600, le sourire en coin, se voyant déjà écraser nos petits camarades qui sont 600m dessous, avancé en plaine. Bien évidemment et comme souvent, 10 minutes avant l’heure du start, tout s’effondre doucement et le groupe avancé sur le rayon monte au plafond. Vu notre placement, mais également pour ne pas s’avouer vaincue, nous prenons une ligne plus au relief pendant qu’ils tirent droit sur la flèche. Dans l’hésitation, je prends entre les deux et finis bas sur le point de raccrochage. En dessous du relief, les thermiques sont faibles et je prends déjà un sacré retard à B1. Un plein et une trajectoire plus tendue sur la balise me permet de recoller mais il est trop tard, les malins se sont déjà échappés vers l’option de la journée, l’option la plus sûre : droit sur la flèche. En tant que bon alpin, peu motivé par une plaine brumeuse et sans cum, nous continuons sur le caillou. On y a tous pensé, mais seul dans la bonne option est parfois plus dangereux qu’à plusieurs dans un plan de m*r**… Et c’est ainsi que nous avons poursuivie notre détour, dans ce mouvement de foule. Sur la petit crête sous le déco, nous avançons mollement, face au vent, croisant parfois la route d’un +2 m/s. Tout se gâte quand on survole une plaine bien verte. A la queue du groupe, je ne prends que des bulles anémiées, le restant de ce qui a été consommé par la tête de course. Pendant que nos camarades (lire ennemis) sont perchés sous un beau cum au niveau d’une petite bute en plaine, nous perdons de l’altitude au fur et à mesure que nous avançons. Les thermiques sont de plus en plus faibles, et la proximité avec un semblant de relief isolé échauffe les esprits. Tirer par ma voile, je quitte le groupe et prends une ligne plus à l’ouest sous des nuelles à peines perceptibles, je monte doucement. La ruée vers « l’or » en pose plus d’un, certains se refont les pieds dans les herbes. Je trouve un thermique sur ma ligne, on est 2, le groupe nous rejoint et nous reprenons enfin de la hauteur. En quelques thermiques, nous voilà à B2. Sur le retour, le relief que nous avons croisé à l’aller ne semble plus être le même, l’ombre est là, le soleil est bas. J’enroule et prend une belle ligne, je rejoins le groupe de tête dans le dernier thermique avant le goal, ils partent au sommet quand j’arrive dedans. A moins de 8 de finesse de la ligne, je pars pour le dernier glide d’une longue manche éprouvante, sous une luminosité d’une fin de journée, dans une masse d’air mourante. Malgré les 30 minutes de retard sur le premier, qui a pris la bonne option, je suis heureuse d’avoir vu le goal. Honorin arrive en 2ème position après un vol en solitaire d’anthologie, bravo l’artiste. Petra Slivova en 6ème position, she's back!La deuxième manche a été plus dure pour moi, souvent sur la mauvaise ligne. Les résultats ne sont pas mauvais mais on a fait seulement 20% de la course et le classement n’est pas encore significatif. La compétition va être longue et pleine de rebondissements, je vous laisse suivre nos aventures via les liens présents sur l’article précédent.

Merci pour vos lectures, bon vol, bon JO !

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Championnat d'Europe Macédoine - 10 au 20 aout 2016

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Me voici en Macédoine depuis maintenant 6 jours, je vous propose un court billet assez factuel avec toutes les infos sur la compet, la connexion ne me permet pas de charger mes photos.
Nous avons eu le temps de nous acclimater, de découvrir le site de vol et de se préparer pour la première manche qui aura lieu demain. Le terrain ressemble à une cuvette avec une vaste plaine brûlée par le soleil. Après une courte expérience ici, les mots d'ordre semblent être respect du groupe et choix des lignes. Ils sont déjà en cours d'impression au fond de mon cerveau et seront mes guides, mon routard de base pour les 10 jours à venir.

Quand j'y pense et que je me retourne sur mon parcours, je crois que c'est un rêve de gosse qui se réalise, celui d'être là, en équipe de France, avec mes copains de Font Romeu et ceux que je me suis fait en découvrant le haut niveau. Un rêve qui continue sa progression au fil des compétition.

Pour info, tous les pilotes de l'équipe scorent en individuel, En * les pilotes qui vont scorer pour le résultat par équipe. (Les deux meilleures performances individuelles par jour)

Seiko Fukuoka *
Laurie Genovese
Charles Cazaux
Yoann Chavanne
Honorin Hamard *
Alexandre Jofresa *
Maxime Pinot *
Pierre Remy *
• Julien WIRTZ *
• Remplaçant : Tim Rochas

Sans pression, je prends donc le départ demain de mes premiers championnats d'Europe, ma troisième expérience en FAI 1. Prête à donner le meilleur, à trouver le juste équilibre en vol et surtout prête à ne rien regretter.

Suivez la compétition en direct via le livetracking ici :https://airtribune.com/europg2016/info

Retrouvez des infos sur le Facebook de l'organisation :https://www.facebook.com/europg2016/

Et bien évidemment sur la page de l'équipe de france :https://www.facebook.com/equipedefranceparapente/

Et sur ma page : Laurie Genovese

Nous avons 10 manches potentielles à jouer, vu la météo.. Il est bien possible qu'on fasse un 10/10.

RDV demain !

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Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

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Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

La compétition étant terminée, je reviens enfin vers vous. Il faut dire qu’en ce moment je dois émettre de mauvaises ondes car l’électronique et moi, on est pas trop copain. Mon ordi fait des dépressions passagères, type BURN OUT à la limite du suicidaire avant de réapparaitre en pleine forme pour une durée non déterminée. Mon téléphone quant à lui s’est offert un vol plané sur le parking d’un super marché avant même d’avoir eu le temps de prendre le petit déjeuner. Autant vous dire que donner des nouvelles avec un Nokia 3310, c’est pas facile. Enfin, ces mauvaises ondes n’ont pas atteint mes GPS qui sont restés sagement fonctionnels durant toute la compétition.

Nous avons pu faire 5 manches sur les 7 prévus, un record pour cette saison capricieuse. Le terrain de vol est très montagneux et la stabilité de la plaine a obligé le comité de pilote à proposer des manches aux reliefs, le long de la crête, à quelques exceptions lors de la 4ème manche et la dernière où nous sommes allés jouer du côté de Bassano. Si nous avons des conditions semblables pour les Championnats du Monde l’an prochain, j’espère que l’organisation sera apte aux déplacements pour éviter de faire une compétition uniquement au relief, ce qui manque cruellement d’options de vols et donc d’intérêt.

Je suis arrivée sur cette compétition fatiguée avec une envie moyennement déterminée, enfin c’est surtout l’envie de repos qui grignotait celle de concourir. Je me suis rapidement remobilisée mais les deux premieres manches furent tout simplement un calvaire en l’air, j’étais mal, terrorisée, je comprenais presque l’envie de vomir de certains passagers. Le plaisir n’était pas au rendez vous et j’ai dû me forcer à rester dans les airs, lutter contre les pensées négatives de mon cerveau qui pourraient remettre en cause tout mon engagement. Comment suis-je arrivée à passer de l’état dans lequel j’étais au championnat de France, pas trop loin du « flow » à celui là, en seulement 2 semaines ? Et je ne parle pas ici de résultats, de pression, de course, je parle de sensation. Celles que n’importe quel pilote peut ressentir quand il se met en l’air, entre dans le thermique et enroule l’ascendance. Durant ces 2 semaines, j’ai fait du bi, sans vario, dans des conditions parfois fortes. J’ai aussi changé de sellette et je n’ai pas revolé avec ma voile. Ajoutée à cela de la fatigue, l’explication est peut être là.

La 3ème manche fût bien meilleure, après avoir réglée minutieusement la sellette, la différence était flagrante dés le premier thermique, j’ai repris confiance, retrouvé mes repères et me suis lancée dans la course, le plaisir est revenu mais le résultat n’était pas là. J’avais encore du mal à m’imposer au près de certaines tronçonneuses volantes et ai fui parfois certains thermiques. Mais peu importe ses adversaires, la course se fait avec les autres, dans le respect ou non suivant la qualité des pilotes, à toi de t’adapter... C’était l’objectif du lendemain.

La 4ème, j’étais bien, dans le coup, au top je dirais presque. J’ai manqué un peu d’initiative sur la fin ce qui m’empêche de grappiller la minute qui me sépare du premier et rentre dans le groupe.

Pour la dernière, j’étais au summum de ce que je peux faire et cette manche restera une référence en mémoire, autant dans la manière que dans le résultat. Devant, en position de dominance, à la recherche du contrôle tout en restant à l’affut puis à la recherche de l'attaque maitrisée dans les derniers 25% de course pour aller chercher la gagne. Je joue la troisième place en assurant un poil trop la rentrée au goal et en perds quelques places sur le push final avec une vitesse moindre... calage de voile à vérifier.

Une semaine le long d’une belle pente montante qui me fait prendre la 13ème place du général et la deuxième chez les filles, derrière Seiko et devant Silvia Buzzi Ferraris. Charles Cazaux, entouré d'Italien, prend la 2ème place derrière Frederico Nevastro et devant Paolo Zammarchi

Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

Je repars avec de l’huile d’olive et du vin mais surtout une expérience de plus, une belle semaine avec les frenchies, une reconnaissance du terrain pour l’an prochain et surtout des pistes de travail pour l’année qui vient.

Départ le 4 aout pour la macédoine, il me reste donc 10 jours pour me reposer entre un peu de biplace et pas mal de préparation. Au programme : calage de voile, marquage, essayage de robe avec Seiko, mis à jour nouveau téléphone, préparation conférence, valise,… et j'en passe.

Merci pour vos messages, qui m’ont motivé à retrouver LA voie rapidement.

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Guarnieri Trophy - Pre world 2016

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Guarnieri Trophy - Pre world 2016

Après 2 semaines expédiées entre biplace et stage d’initiation, me voilà de nouveau sur la route pour une nouvelle compétition. Direction Feltre en Italie (Vénétie) où se déroule dés demain le XXXIII Guarneri Trophy servant également de Pré-Championnat du monde. L’occasion de découvrir le terrain en espérant faire partie de la sélection en 2017 mais surtout de parfaire quelques réglages avant de partir pour l’objectif principal de cette saison : les Championnats d’Europe. J’observe un manque de motivation pour cette compétition, ce qui m’a surpris et qui je pense est lié à un état de fatigue avancé. Je dois avouer que j’ai osé rêver d’une serviette de plage, d’une paire de basket qui m’attendait à l’ombre d’une foret bien fraîche, d’une tarte aux framboises, d’un lit douillet, d’un roman, d’un weekend, de quelques jours… Quand j’ai commencer à rêver de vernis à ongle, ma conscience m’a réveillée… Un bon coup de pieds aux « … »…. Et c’est reparti ! J’espère tout de même avoir un peu de temps après les manches pour réaliser aux moins quelques unes de ces activités.

Premier réglage : ma nouvelle sellette, la même que celle que j’avais mais dans la taille du dessus : une Ozone Exoceat M que je n’ai pas encore eu le temps d’essayer. Je ne pense pas avoir grandi, mais il m’arrivait parfois d’avoir la plante du pied endolorie et des douleurs aux genoux qui pourraient être lié à une position trop verrouillée. La détente est importante en vol pour pouvoir lâcher prise dans des situations tactiquement compliquées et tenir tête à des conditions de vol difficiles. Il faut savoir se relâcher dans sa tête et dans son corps, et il faut avant tout le pouvoir. J’espère que mon choix sera bon… réponse à la fin de la semaine.

Pour les autres réglages, j’aimerais réussir à utiliser les bonnes sensations et la confiance emmagasinée à Val Louron au service du vol de groupe. Conserver mes prises de décision sans tourner le dos au groupe, réduire l’échelle des options pour maitriser la prise de risque, me faire plaisir et arriver réglée au millimètre pour les Championnats d’Europe.

La nouveauté de ce mois c’est la page Facebook de l’équipe de France de Parapente, que je vous invite à aimer afin de pouvoir suivre nos actualités.

Vous pouvez suivre cet événement via Airtribune. Le livetracking semble opérationnel, je me souviens l’an dernier avoir vu Charles griller ses camarades grâce à une trajectoire différente sur la dernière balise. Je mettrai également des news sur ma page Facebook.

Avant de rentrer dans le vif du sujet demain, j’en profite pour présenter un projet du team Les Passagers du Vent lancé avec mon ami Maxime Pinot : des conférences à thèmes dont la première aura lieu vendredi 29 juillet 2016 à 20h aux Passagers du Vent (Atterrissage du site de Planfait). Pour vous inscrire, rendez vous ici ou envoyez un mail a : team.lespassagersduvent@gmail.com

Guarnieri Trophy - Pre world 2016

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Championne de France 2016

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Championne de France 2016

Une dizaine de jour après la fin des championnats de France, je reviens sur l’événement pour un petit billet de conclusion. Il faut dire que j'ai vécu deux semaines bien intenses, après la remise des prix, j'ai pris la route du retour et j'ai enchaîné directement sur le Airtour pour assister Maxime durant 6 jours pour ensuite commencer à travailler au Passagers du Vent. Si on nous proposait un référendum pour des journées de 48h, je voterai pour !

Revenons à nos ours Pyrénéens.. Nous avons pu faire un beau championnat malgré une météo assez capricieuse, le vent est venue s'inviter à la fête et nous n'avons pu valider que 3 manches, terminant la compétition un jour plus tôt. Les deux premières manches furent excellentes, la troisième un peu moins : une longue lutte dans la stabilité depuis un site du pied-mont pour réaliser au mieux 30 kms. Personnellement, je suis satisfaite de mes deux premières manches avec quelques regrets qui auraient pu me pousser à l'excellence, et j'en ai beaucoup plus sur la troisième qui me fait perdre 2 places au classement général, passant de la 5° à la 7° place. J'aime cet endroit qui en déboussole plus d'un, il parait que ça fonctionne à l'envers. Des faces nord, laissant échapper des vallées vers la plaine donnant des faces Est ou Ouest, un échange plaine-montagne... Je dois fonctionner à l'envers car là bas, tout me parait facile. Le vol est très différent de ce qu'on peut rencontrer sur d'autres sites, je pense qu'il faut sortir de la course et s'essayer au cross performant, naviguer haut, choisir ses points de raccrochage en fonction du terrain plus qu'en fonction de ses camarades. Mes meilleurs résultats sont à Val Louron, j'avais gagné l'overall de la pré Coupe du Monde en 2012, pris la 7ème place et la 1ère féminine sur la Coupe du Monde en 2013.. Jamais 2 sans 3, je conserve ainsi mon titre de Championne de France pour la saison 2016, ravie, avec beaucoup d'envie pour la suite. John Marin est champion de France sous sa Niviuk Icepeak 9, il le mérite et ce depuis longtemps, je suis vraiment contente pour lui.

Je remercie mes sponsors qui me permettent d'avoir un matos au top et de pouvoir assurer une saison de compétition, Les passagers du Vent et l'Agence Axa Wailly et associé, également un grand merci aux organisateurs et bénévoles sans qui rien ne serait possible.

La saison continue avec les Pré-Mondiaux en Italie à Feltre mi juillet, puis les championnats d'Europe en Macédoine courant aout... Je vous avait dit que j'étais sélectionnée ? Et bien c'est fait, avec une très belle équipe composée de mes amis, Maxime Pinot, Honorin Hamard, Yoann Chavanne, Pierre Remy, Charles Cazaux, Alexandre Jofresa et Seiko Fukuoka Naville. Je terminerai la saison par l'étape française de la Coupe du Monde à Saint André les Alpes début septembre avant de reprendre le chemin de l'école.

Ce qui est vrai à Val Louron ne l'est pas ailleurs, j'avais pris la leçon en 2013 où après une belle coupe du monde dans les Pyrénées, j'étais allée visiter le fond de classement du Championnat du Monde en Bulgarie, également le fond des forêts... avec une seule manche bouclée à cause d'options de vol bien trop personnelles. Pour la suite de la saison, la course reprend ses droits, le plaisir sera différent mais il sera là !

Championne de France 2016
Championne de France 2016

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Championnat de France - Manche 3

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Hier, nous n'avons pas pu voler à cause d'un fort vent de sud. Aujourd'hui nous sommes allés à Arbas pour fuir ce flux et espérer une troisième manche. Nous nous sommes arrêtés au dernier village avant le décollage pour faire le briefing. 89 km avec un goal à Campan, quelques balises de contournements agrémentent le parcours afin de nous placer sur le piedmont.
En haut, la couche d'inversion est bien visible, après avoir préparé nos voiles entre forêt et bord de décollage, nous observons le bal des ouvreurs, qui trouent la masse d'air les uns après les autres. Certains finissent par trouver un thermique moyennant l'altitude du décollage, la manche est raccourcie de 15km et des horaires sont données, start à 14h45.

Un choix peut s'avérer bon ou mauvais, mais l'indécision est bien pire, elle te ronge, te place entre deux chaises que tu regardes doucement s'écarter, sentant la lente chute qui menera à ton agonie. Décoller ou ne pas décoller ? Quand mon GPS a bippé le start alors que j'étais au sol, j'ai fini par me jeter à l'eau. Dans ma tête, il y avait 1 chance sur 5 que la manche soit bouclée, mais cette chance était non négligeable. J'aurais du décoller au moment où ceux qui sont proche de moi au classement se sont mis en l'air.
Résultat, j'ai cravaché pour faire ce début de parcours, ne profitant pas de la vitesse du groupe du tête et de leur cycle. Au point clé, lorsqu'ils sont au plaf, je suis dans les pentes et l'ombre éteint toute la masse d'air. Je pars 600m en dessous pour le prochain raccrochage qui s'avère être notre vache collective. Une masse d'air porteuse me permet de limiter la casse mais il est clair qui si le groupe de tête avait raccroché, je n'aurai pas été de la partie... Leçon prise, sans la punition, pas de gros impact sur le classement... Quoi que : la surprise du soir, c'est le classement... Vous y comprenez quelque chose ? Non, ne vous inquiétez pas, nous non plus ! 830 pour 30,4 km (Bravo Pierre Remy), j'en ai fait que 27,8.. ce qui me coûte 110 points ! Ce qui est.. énorme et qui pousse au crime en matière de saut de ligne ou passage de col, également qui ne favorise par les initiatives qui sortent du train-train.

Enfin, le bain frais dans la rivière a permis de reprendre une température normal, demain nous devrions voler avant les orages. Suivez nous sur Airtribune !

Agence Axa Wailly et associé ! avec Pierre Remy

Agence Axa Wailly et associé ! avec Pierre Remy

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Championnat de France - Manche 2

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Aujourd'hui pas de long discours, je ne vous parlerai pas de la course mais voici de belles photos, tout comme ce vol. 91 km de l'Arbison au Pic du midi en passant par le lac d'Oô puis le Mont Née. J'ai opté pour une navigation haute, dans les hauts reliefs pour profiter pleinement de ce que nous offre les paysages. Du parapente à l'état pure, la définition même du cross en compétition. Que dire si ce n'est vivement demain.. et merci Jean Paul Couzinet (DE) pour cette belle manche !

Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2

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