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Championnat de France - Manche 3

June 23 2016, 22:50pm

Posted by Bip bip

Hier, nous n'avons pas pu voler à cause d'un fort vent de sud. Aujourd'hui nous sommes allés à Arbas pour fuir ce flux et espérer une troisième manche. Nous nous sommes arrêtés au dernier village avant le décollage pour faire le briefing. 89 km avec un goal à Campan, quelques balises de contournements agrémentent le parcours afin de nous placer sur le piedmont.
En haut, la couche d'inversion est bien visible, après avoir préparé nos voiles entre forêt et bord de décollage, nous observons le bal des ouvreurs, qui trouent la masse d'air les uns après les autres. Certains finissent par trouver un thermique moyennant l'altitude du décollage, la manche est raccourcie de 15km et des horaires sont données, start à 14h45.

Un choix peut s'avérer bon ou mauvais, mais l'indécision est bien pire, elle te ronge, te place entre deux chaises que tu regardes doucement s'écarter, sentant la lente chute qui menera à ton agonie. Décoller ou ne pas décoller ? Quand mon GPS a bippé le start alors que j'étais au sol, j'ai fini par me jeter à l'eau. Dans ma tête, il y avait 1 chance sur 5 que la manche soit bouclée, mais cette chance était non négligeable. J'aurais du décoller au moment où ceux qui sont proche de moi au classement se sont mis en l'air.
Résultat, j'ai cravaché pour faire ce début de parcours, ne profitant pas de la vitesse du groupe du tête et de leur cycle. Au point clé, lorsqu'ils sont au plaf, je suis dans les pentes et l'ombre éteint toute la masse d'air. Je pars 600m en dessous pour le prochain raccrochage qui s'avère être notre vache collective. Une masse d'air porteuse me permet de limiter la casse mais il est clair qui si le groupe de tête avait raccroché, je n'aurai pas été de la partie... Leçon prise, sans la punition, pas de gros impact sur le classement... Quoi que : la surprise du soir, c'est le classement... Vous y comprenez quelque chose ? Non, ne vous inquiétez pas, nous non plus ! 830 pour 30,4 km (Bravo Pierre Remy), j'en ai fait que 27,8.. ce qui me coûte 110 points ! Ce qui est.. énorme et qui pousse au crime en matière de saut de ligne ou passage de col, également qui ne favorise par les initiatives qui sortent du train-train.

Enfin, le bain frais dans la rivière a permis de reprendre une température normal, demain nous devrions voler avant les orages. Suivez nous sur Airtribune !

Agence Axa Wailly et associé ! avec Pierre Remy

Agence Axa Wailly et associé ! avec Pierre Remy

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Championnat de France - Manche 2

June 21 2016, 22:30pm

Posted by Bip bip

Aujourd'hui pas de long discours, je ne vous parlerai pas de la course mais voici de belles photos, tout comme ce vol. 91 km de l'Arbison au Pic du midi en passant par le lac d'Oô puis le Mont Née. J'ai opté pour une navigation haute, dans les hauts reliefs pour profiter pleinement de ce que nous offre les paysages. Du parapente à l'état pure, la définition même du cross en compétition. Que dire si ce n'est vivement demain.. et merci Jean Paul Couzinet (DE) pour cette belle manche !

Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
Championnat de France - Manche 2
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Championnat de France - Manche 1

June 20 2016, 21:09pm

Posted by Bip bip

Championnat de France - Manche 1

Et voilà, le championnat de France 2016 est déclaré ouvert ! Nous avons couru la première manche aujourd’hui. 74 kilomètres sous le soleil paradisiaque des Pyrénées. Depuis le retour de l’Italie, une semaine s’est écoulée et comme vous, j’ai eu le temps d’admirer la pluie tomber... j’ai pu monter sur le vélo pour un test à l’effort et faire une journée de SIV. Visite médicale validée, enzo décrochée, de bonnes choses de faites pour la suite de la saison. Les journées biplaces que nous devions faire pour notre sponsor commun à Pierre Remy et moi : Agence Axa Wailly et Associé à du être annulé à cause de la pluie.

Enfin, revenons à nos moutons… Quand je dis soleil paradisiaque, c’est parce que j’aime bien le coin et les habitants car un joli voile en altitude est venue en poser plus d’un. A ce jeu, je m’en suis plutôt bien sortie… Je prends mon ticket après la deuxième traversée de la vallé de St Lary, nous sommes un groupe de 7,8 pilotes à s’échapper. Avant de traverser la vallée de Luchon, quelques uns se détachent. Au retour, je perds les éléments de mon groupe de poursuivant. Je me lance à l’asseau, Honorin me rejoint. Malgré une dizaine de retard sur l'échappée, nous avons bien 15 minutes d’avance sur le reste des pilotes , je respire, nous allons boucler une belle première manche. A la dernière balise, il nous reste 4 km avant le cylindre de la fin des points temps, qui se situe juste avant le Col d’Azet. La question : se jeter sur le cylindre des points temps et remonter sur les pegnes pour ensuite valider le goal ou assurer le passage des points temps en même temps que celui du col ? Quand nous passons la dernière balise avec Hono, Luc et Thomas sont sur les faces nord suivis plus haut par John, pas l’ombre d’un thermique à l'horizon. On décide donc de revenir sur nos pas une fois la balise passée, à la Ratière, nous sommes hors cycle et maintenons difficilement notre altitude, nous finissons par nous jeter sur les faces Sud à la recherche d'une solution. Je n’atteins pas le pied de la pente, je tourne dans des bulles qui sortent de la brise, je survie, du moins j’essaye. Je ne veux pas lâcher. Les pilotes qui nous passent au dessus se jettent sur le cylindre et ne passent pas le col. Quand je trouve de quoi reprendre 100m et tourner plus confortablement, je respire pour faire le point dans cette course effrénée. Au passage si certains veulent acheter du terrain du côté d'Azet, n’hésitez pas pour tout renseignement, je connais les moindres recoins de toutes les parcelles. Bref, c’est la première manche des championnats, il n’y a pas de discard, peu de pilotes seront à l’arrivée aujourd’hui alors un seul mot d’ordre : rejoindre le goal, passer le col ! J’attends patiemment de prendre une altitude "satisfaisante" pour claquer les points temps et retourne sur le thermique pour trouver la porte de sortie afin de rallier le goal.

Je me dis que ça aurait pu être bien mieux, mais surtout bien pire. L’avance pris nous laissait espérer une belle concrétisation au niveau du chrono... Bravo à John qui assure. Nous sommes seulement 14 au goal, je prends la 6ème place... je ne peux que me dire contente !

La semaine commence seulement, il va falloir continuer sur ces belles sensations.

Pour toutes les infos, je vous laisse voir sur le site de Airtribune. Vous y trouverez de quoi nous suivre en directe mais aussi les résultats, la course en replay et le blog.

A demain !

Championnat de France - Manche 1
Championnat de France - Manche 1

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PWC - Italie - Gemona : Manche 2 !

June 11 2016, 10:18am

Posted by Bip bip

Ce matin au réveil... Du soleil! Un peu de fatigue résiduel, tout comme l'humidité rodaient autour de moi mais ce n'est pas ce qui allait bousculer motivation et envie de voler.
Au décollage, nous voyons une plaine lavée avec au loin un ciel plus sombre, des nuelles se forment sous le décollage et finissent par le recouvrir, nous sommes dans le brouillard. En attendant que les plafonds montent, une manche de 80 km est dessinée entre avant reliefs et plaine. Une casquette se forme au dessus, des grains de pluie arrivent, nous commençons à prendre l'eau. Tous les pilotes replient leur voile, certains attendent... C'est bien souvent lorsqu'on se décide que la situation change. J'hésite pas trop longtemps pour tout mettre au sec. Pour nous faire patienter, la manche est modifiée, certains rayons de balises sont agrandis afin de réduire la distance totale, ce sera finalement 68kmnque nous allons essayer de parcourir aujourd'hui.

Malgré cette attente et le pessimisme collectif naissant, je n'ai pas perdu l'influx. J'en ai d'ailleurs peut être un peu trop. Je décolle en trébuchant dans la pente, loin d'être la plus belle des manières, je me retrouve en l'air sans même avoir trop mal au pied droit...
Il fait nuit, déjà que je n'y vois pas grand chose, je fini par ne plus rien y voir lorsque des gouttes viennent parsemer mon écran, puis commence à tout tremper correctement. Nous nous avançons sur le relief en avant du déco pour fuir la pluie. Je finie par ôter mon masque quelques instants pour prendre connaissance de la vraie couleur du ciel... Il faudra faire avec.

Après un excellent Start, j'avance vers B1 avec le sourire, l'envie. Jusqu'à B1 tout va bien, à B2 aussi, je laisse passer du monde devant, pas trop quand même, je commence à intégrer le système de scoring. Sur la route de B3, toujours bien placée, je ne comprends pas pourquoi le groupe tire sous une ombre bien menaçante alors qu'à 30 degrés sur notre droite se trouvent de belles tâches de soleil. Je suis lucide, ils prennent l'option droit sur la flèche, ils sont les plus nombreux. Nous sommes un petit groupe à sembler vouloir viser le soleil, et nous sommes peu nombreux. Dans ce cas là, sur une manche de PWC la question ne se pose pas. Je pèse le pour et le contre, si je ne tente pas ce genre de chose sur cette compétition, c'est à dire 1 coupe du monde à 2 manches dont une première complètement foirée.. Ce n'est pas lors des Pré championnat du monde ou lors des championnats d'Europe que je pourrais me permettre ce genre de choix. Mon instinct de pilote m'appelle, je me laisse flotter au soleil, toujours avec le sourire. Je suis à l'affût de la masse d'air montante, je sens filer ma voile du bout des doigts... J'attends, j'observe, je ne touche rien. Je pose.

PWC - Italie - Gemona : Manche 2 !

La prise de risque en était elle vraiment une ? Si je dois définir le mode de compétition actuelle, toute trajectoire s'ecartant de celle du groupe est une prise de risque... Et elle est plus ou moins risquée. J'ai joué, j'ai perdu. L'important c'est d'en avoir conscience car au moment de prendre la décision, tu as déjà pré accepté toutes les conséquences. J'avais encore le sourire une fois dans mon champ, mais celui qui se retourne contre toi. Le parapente est en partie une simple matérialisation de l'école de la vie.

Vu la météo, il n'y aura pas de manche aujourd'hui. Disons que je suis passée à coté du premier événement de l'année, très peu de sensations, pas mal d'incompréhension. L'incertitude de ma participation et les stress de ces derniers temps à peut être influencer un peu mon inconscient. Enfin, qu'une compétition se joue en 1,2 ou 6 manches, il faut être la à chaque instant... Je n'y manquerai pas pour la suite de la saison!

Bravo a Andréas Malecki et Silvia Buzzi ferrari qui gagne la compétition.

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PWC - Italie - Gemona : Jour de pluie

June 9 2016, 17:58pm

Posted by Bip bip

Au réveil ce matin, nous savions qu'il n'y aurait pas de vol aujourd'hui. La prévision de demain s'est améliorée tout au long de la journée, j'ai eu tout le loisir de l'observer. La situation météo reste peu changée et ne semble pas prêtre à évoluer, cependant la pluie semble laisser un peu de répit demain en fin de matinée. Le briefing a donc été avancé d'une heure afin d'être opérationnel si un créneau manchable se dessine... le seul que nous pouvons espérer avant la fin de cette compétition.

A demain.

(ci dessous quelques bouts de vidéo collés d'hier)

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PWC Italie - Gemona : Manche 2, annulée

June 8 2016, 18:33pm

Posted by Bip bip

10 h de sommeil ! Et si j’avais pu, je crois bien que j’aurais fait le tour du cadran. A 5h30, le réveil des révisions (oublié) est venu me réveiller, suivi de 2,3 coups de tonnerre mais ce n’est pas ce qui m’a empêcher de me rendormir, sans même me dire que la journée risquait d’être compromise.

Avoine, riz soufflé, kiwi, banane, le tout dans du soja… On ne m’aura pas 2 fois ! C’est sous un ciel gris que les pilotes se rendent au PC, les orages sont annoncés dans l’après midi plus ou moins tôt suivant les modèles météo.

J’y crois, je suis à fond, je suis prête, ca va le faire ! Arrivée au déco, le soleil fait sont apparition et nous commençons à prendre l’eau sans vraiment comprendre d’où elle vient. Pendant que chaque compétiteur pose son sac sous les tentes, 40km sont proposés. Pas très compliqué, quelques zig zag devant le déco. Cette fois ci, nous avons le temps d’étudier la carte et les options possibles.

Nous nous mettons en l’air pour un start à 12h30, nous jouons à cache cache "dans" enfin entre les nuages sans vraiment voir ce qu’il se passe au dessus. Le plafond nous permet tout de même d’entrevoir la petite vallée derrière, c’est noir, vraiment noir. Je monte un peu le son de ma radio, ça sent l’annulation. A 12h26, la manche est annulée, tout le monde est au goal sans avoir passer par le start.

PWC Italie - Gemona : Manche 2, annuléePWC Italie - Gemona : Manche 2, annulée

On a même eu le temps de débriefer de la veille sur les différentes options qui se sont définis après le start et sur le scoring. Hier, je boucle en 55ème position en 3h22m55s, ma coéquipière et concurrente (quand j’y arrive !) Seiko est en 3h24m09s, ce qui me fait gagner 6 points mais elle fait un excellent début de manche ce qui lui en fait gagner 13, elle est donc devant au classement de 7 points et 10 places. (Merci Pierre pour le commentaire : article rectifié)

Donc en coupe du Monde : il faut retenir deux choses, enfin surtout une seule que tu preux appréhender différemment :

- Si tu mènes considérablement au début, ou même que tu es échappé devant, il faut se remettre au chaud car même en ayant plus de 2,3 minutes de retard lors de la rentrée au goal, tu peux gagner la manche.

- Si tu es en retard en début de manche, tu peux cravacher pour remonter car recoller simplement le groupe en rentrant dans les premiers ne te permettra pas de gagner la manche.

Ce nouveau scoring a été choisi avant le début de la Finale au Mexique, voté ou plutôt « imposé » à mains levés, pour une compétition (la finale) bouclant une saison de coupe du monde 2015 faîte avec l’ancien scoring… Chercher l’erreur. Il faut comprendre l’idée, aujourd’hui 2 marques régissent le parapente en compétition : Ozone et Gin. Cependant, il semblerait que l’une d’elle a réussi a homologuer sa voile de compétition sans qu’elle soit vraiment homologable, gagnant ainsi 4km/h à vitesse max accéléré. Pour ne pas pénaliser les pilotes, pour ne pas prendre de position tranchante, la PWCA a trouvé une solution : changer le scoring, enlever de l’importance sur la rentrée en goal et donner un maximum de leading en début de manche. Les leadings sont une très bonne idée, mais pourquoi ne pas augmenter les leadings tout en conservant l’importance de la rentée au goal ? Imaginez une course de vélo ou le coureur doit planter une attaque sur les 25 premiers kilomètres pour gagner la course et ensuite il se tape les 75 kms restant au chaud dans le ploton... Avouez que c’est une sacrée vision de la course. Quelqu’un a dit "les premiers sont les derniers" ou je sais plus... "les derniers sont les premiers" ? Puis Coubertin à ajouter « l’important c’est de participer… ». Ou alors Coubertin s’est exprimé et Céline a ajouter « les derniers sont les premiers » ... et de là est née la sortie club du dimanche.

Bref, passons ce petit point "historique", sur terre comme en l’air, nous ne sommes que des pions et subissons ce qu’il se passe en haut, sur le trône des géants. Manifestons, faisons grève, … Je plaisante, la grève en temps de pluie, c'est un peu la grève un jour férié. Attendons qu'un nouveau vote à main levé soit bientôt organisé.

PWC Italie - Gemona : Manche 2, annulée

Cet après midi, la sieste m’a tendue les bras, puis le sport ensuite mais la pluie n’a pas voulu s’arrêter. Je me souviens avoir dit dans un échange avec les jeunes du Pôle Espoir que j’évitais de regarder précisément les prévisions en compétition, que la météo c’était à la fenêtre, le matin même..Afin de ne jamais se démobiliser. J’ai fait une entorse à la règle… sans commentaire. Mais ne vous inquiétez pas, je suis toujours à fond !

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PWC Italie - Gemona : Manche 1

June 7 2016, 19:59pm

Posted by Bip bip

L’eau coule sur ma nuque, me brule les trapèzes, dilate mes veines et abaisse ma tension. Je ferme les yeux, je repense aux dernières journées qui viennent de s’achever, le stress s’écoule.

Jeudi dernier, je rentrais de 6 semaines passer à Font Romeu dans le cadre des mes études, j’étais en stage avec le kiné qui s’occupe des sportifs du Creps et ceux du lycée qui sont en pôle espoir ou France. Parallèlement, j’ai pu entrainement avec le Pôle espoir Vol Libre. Depuis que je suis entrée en école de kiné, c’est bien la première fois que j’arrive à joindre tout les bouts en liant étude et projet sportif avec des entraînements physique et du vol. Cette expérience méritera un billet qui sera publié après les événements actuels.


Ce weekend, j’amputais « quelques » heures de sommeil pour « parfaire » les dernières révisions, où plutôt éviter d’avoir des rattrapages… Embryogénèse et neurologie centrale, merci l’IFMK de Lyon pour le cadeau.


Lundi je me rendais à Lyon pour passer les 2 derniers examens de l’année. Deux heure plus tard, j’étais sur la route pour Genève ou m’attendait un avion pour Venise. Un peu de gondole en amoureux ? Bien sûr, si jamais la météo ne nous permet pas de voler sur la deuxième étape de la Coupe du Monde, ma première de l’année, la PWC de Gemona. Entrainement ou participation ? La météo a décidé pour moi, mes camarades attendent sous la pluie depuis samedi et le soleil arrive en même temps que moi à Gemona !

Ce matin, à 7h30, lorsque le réveil à sonner, j’ai lutté... mais j’ai pas réussi à mettre un pied en dehors du lit avant 8h15. Une pomme, un café, c'est à dire ce que j'ai trouvé, me voilà au PC, chargement des GPS, pesée, emballée, au déco.. Le temps de décoller et d’ajouter une barre de numéro, je quitte le 38 pour le 54. Au milieu de mon intrados, ce sera lui qui me surveillera tout au long de cette saison. 86 km sont proposés, court briefing pour essayer de voir à quoi ressemble le terrain, récupération des trackers, équipements, 3,2,1 me voilà en l’air, start dans 30 minutes...

PWC Italie - Gemona : Manche 1

J’y crois pas, oui oui, je suis bien sur la première manche de ma première PWC de la saison. Et bien voilà, sourie ?… Ah non, ça c’est ce que j’aurai du me dire mais je suis dans un jus bien acide, je rame simplement pour comprendre que le ciel est au dessus de ma tête et le sol sous mes pieds et que le B1 :c’est par la bas ! Tout me passe au dessus. Je surnage.

Je n’aurais pas oublié quelque chose ? Ah si, de manger… Mon estomac se l’est vite rappelé, puis ma vision, mon cerveau et tout ce qui fonctionne à essence. Je fouille ma sellette, aucune pâte de fruit à l’appel. Il va falloir tenir.

Les conditions sont plutôt bonnes, le pilotage est en mode automatique, je n’ai aucune vision de la course et des options qui se profilent, je suis dans le brouillard. L’objectif, ne pas se faire mal, rallier le goal. Un regain d’énergie avant le milieu de la manche me permet de raccrocher grâce à une option par le haut et j'ai de nouveau le groupe de tête dans mon champs de vision, ce regain est de courte durée, le creux de la vague m’envoie dans les entrailles de la plaine Italienne. Je m’en sors, non moins sans sueur et rejoins le goal. Je pose, on me propose une pomme (merci Max) ; un croissant (merci Remy.. aurevoir le régime sans gluten, il en est de ma survie!), un perrier (merci l’organisation). J’attends assis auprès de ma sellette que mon foie fasse son travail. Une demi heure plus tard, j’ai assez de force pour plier mon matos et rentrer au PC.

PWC Italie - Gemona : Manche 1

Peut être une de mes pires manches en terme de sensation (… même si rien ne peut battre une tourista Colombienne), une manière absente, enfin surtout mon absence.. et un résultat pas pire : « à peine » 20 minutes de retard, 55ème, 2ème fille.
Avec les leadings, ça doit changer un peu la donne mais rien de fait pour la suite de la compétition.

Les courses sont faites, mes vêtements sont pliés devant mon lit, les instruments sont en charge, le ravitaillement est effectif, une bonne nuit de sommeil et demain, la journée commencera différemment.. car c'est toujours mieux de faire les choses en se sentant vivant !

Promis, demain je vous parle de la pluie, du beau temps, du terrain, de la manche, des glaces italiennes...

Suivez nous sur le site de la PWCA et sur leur Facebook!

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Finale PWC 2015 : BILAN

February 10 2016, 22:30pm

Posted by Bip bip

Au retour de compétition, c'est souvent un état étrange qui nous habite, conditionné par le résultat de la course. Pour ma part, une fois sur le continent européen, j'avais la forme d'un poulpe anémié et une crève a ré-achever une âne mort, je flottais entre la satisfaction et la déception, l'espoir et l'envie du futur, profitant de cet état second pour oublier le temps qui coule, ne pas me laisser engloutir par la réalité, ne pas me faire happer par la vie et ses devoirs.

La satisfaction d'avoir tenue bon, d'avoir boucler presque que toutes les manches "bouclables". D'avoir réussi à lisser la performance, à saisir ma chance quand elle se présentait, à accepter les aléas quand ils étaient là. La satisfaction d'avoir répondu présente. D'avoir gérer le risque au profit d'une progression sans incident.

La déception de n'avoir pu conserver mon titre. Jusqu'aux deux dernières manches, Seiko menait la dance mais la première place était encore accessible. En général, c'est à ce moment que tu sais que la suite dépend de toi, que tu peux écrire l'histoire mais que tu peux aussi la lire. Dés le milieu de la compétition, j'ai eu l'impression de lire mon histoire. Je n'estimais pas avoir les capacités techniques pour prendre le train, suivre les meilleurs. Lors de la deuxième manche, j'ai pris une claque qui m'a laissé des traces pour les manches suivantes. La conscience du risque et de la chance que j'ai d'être là après cette année creuse ont engendré un refus d'engagement pour toute la suite de la compétition. Je n'ai pas poussé quand les conditions n'étaient pas à mon gout. Et j'ai accepté. Peux être que j'aurai pu ne pas me brider, voler comme j'ai su le faire avant, à fond, et ça serait passé sans vrac, sans casse, sans secours et peut être que non. La vie est un risque, la pratique du parapente également mais vous savez comme moi que l'incident peut arriver n'importe quand, au meilleur de sa forme et quand on ne s'y attend pas mais on sait qu'il arrivera beaucoup plus facilement dans certaines situations. Je crois que la sécurité tout comme la performance s'exprime avant tout par la connaissance de soi. Alors j'ai volé simplement, j'ai essayé d'adapter ma stratégie, de forcer l'analyse, de saisir les temps morts de la course pour grappiller des places autrement qu'avec mon accélérateur. Je savais que ma concurrente ne flancherait pas, d'une régularité monstrueuse, elle a cette capacité à rester dans le groupe que je n'avais pas. J'ai alors accepté cette belle deuxième place, 54 ème au général, et je sais que ma déception s'envolera rapidement.

L'espoir et l'envie du futur, celle de m'entraîner et de retourner en course. L'envie d'être plus forte, physiquement, mentalement. De faire mieux. D'avoir confiance en moi et dans mes choix. Mon volume d'entrainement est bien trop insuffisant pour continuer les compétitions internationales sereinement, je vais donc organiser mon planning autrement une fois les périodes d'examens passés. Au programme SIV, compétition A, PWC et je l'espère (même si le père noël est déjà passé) une sélection aux Championnats d'Europe...

En une douzaine de jour, j'ai réalisé plus de 46 heures de vol, soit le double de ce que j'ai fait la saison dernière... Alors je prends cette Super Finale comme un échauffement et regarde loin devant.

Pour me permettre de vivre tout ces belles choses, je remercie mes sponsors l'Agence Axa WAilly, Les Passagers du Vent, Bergans, Ceramiq et bien sûr ma famille.

Et merci pour votre soutiens !

Podium féminin. Bravo Seiko ! (photo Chéri)

Podium féminin. Bravo Seiko ! (photo Chéri)

Podium Masculin : Bravo Stéphane Wyss (Et ju!) (photo PWCA Laura)

Podium Masculin : Bravo Stéphane Wyss (Et ju!) (photo PWCA Laura)

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Finale PWC 2015 : Manche 8

January 24 2016, 16:35pm

Posted by Bip bip

Finale PWC 2015 : Manche 8

Nous avons bien cru qu'il n'y allait pas avoir de 8ème manche, les propriétaires du terrain bloquaient l'accès au décollage protestant que le contrat de location s'est fini aujourd'hui et qu'il n'ont pas encore été payé. Nous avons dû attendre l'arrivée des organisateurs pour pouvoir enfin "régler" le problème et déplier nos voiles. Pour cette dernière journée, 95km de course au but.

Au start à 4100, je comprends rapidement que je vais passer une deuxième journée en enfer. Mes oreilles ne supportent plus la pression, j'ai l'impression d'être un cosmonaute, la tête dans le seau, j'entends mes poumons siffler, mes sinus sont prêts exploser. Je chasse vite de mon cerveau les mauvaises pensées qui pourraient ressembler à "couette", "lit", "chaud"... Aujourd'hui, il faut boucler, point. Ce soir je serai libre. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Voilà ce que je me dit à cet instant et que je vais me répéter tout au long de la manche.

Je serai bien restée au chaud dans un groupe, à suivre sans me poser de question, me faire emmener au goal tout simplement mais je n'ai pas réussi. Je prends un très bon départ malgré qu'un pilote est venu s'écraser dans mon aile droite en tournant le rayon du start, il aurait juste fallu regarder avant de tourner. Je trouve la masse d'air plus turbulente que les autres jours, réalité ou déformation, pas de risque à prendre aujourd'hui, je veux bien finir en déchet mais en un seul morceau. J'accélère avec timidité, je perds vite le groupe, je prends une très mauvaise ligne dés B1 et me retrouve à essayer de passer au vent de la crête de devant, mes camarades sont perchés 1500m au dessus. Je retrouve quelques pilotes et nous finissons par ressortir un cycle, une fois au plaf : un seul mot d'ordre : ne pas redescendre. Je continue ma ballade, un dernier thermique après la ligne des points temps me permet de profiter de la fin du vol, de décompresser, de respirer, c'est fini!

Finale PWC 2015 : Manche 8

Je rentre avec 25 minutes de retard, je conserve ma deuxième place féminine et prends le numéro 54 pour la saison 2016. Stephan Wyss, surfant une énorme vague, gagne la dernière manche et le classement général, Seiko Fukuoaka-Naville est sacrée championne.

Repos et retour en France, bilan dans un prochain billet.

Merci pour vos messages.

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Finale PWC 2015 : Manche 7

January 23 2016, 04:44am

Posted by Bip bip

Finale PWC 2015 : Manche 7

Pour accompagner le jus verde ce matin, un peu de dalfalgan, un peu d'ibuprofène, à alterner toute les 3 heures. Le mal de gorge m'a pris hier soir, tout comme le mal de tête, la nuit a été rude avec au réveil de bons microbes coincés dans la trachée. Il était clair que la journée allait être longue, tout comme les 130 km de manche.

J'ai essayé de survivre, supportant les acouphènes perçants à mesure que les plafonds montaient. J'avais beaucoup de mal à pousser sur mon barreau, je ne me sentais pas réactive et dans un brouillard énorme. Typiquement le genre d'état qui tend les bras au secours. Sur la première partie, j'ai suivi le train train me faisant distancer dans les lignes droites. Au moment où il aurait fallu choisir de rester sur le plateau pour aller taper la balise 3 kms plus loin, nous sommes plusieurs à avoir voulu aller au plus court pour prendre une option sur le trait. Nous nous retrouvons tanqué dans la brise, beaucoup posent, nous sommes quelques un à forcer un passage au vent sur une forêt qui tapisse une pente d'un bon 10 de finesse. Heureusement que mon livetracker ne fonctionnait pas aujourd'hui ça aurait fait grimper le cardio de mes parents. Une fois au vent, vu ma forme, je me dis que si ce n'est pas le secours aujourd'hui, ça pourrait bien être un arbre... Je prends le temps de manger une barre de fruit en jouant dans de petits thermiques de plus en plus généreux, je finie par accepter la dérive pour prendre du gaz.

J'ai tenté de boucler, seule, trop tard pour la convection, je n'ai pas réussi. Je pose après 100 km de manche, pas trop loin de Valle. Les enfants qui m'acceuillent au posé m'offre un dernier sourir avant de m'effondrer. Je suis morte.

Stephan Wyss remporte la manche, Seiko est toujours au top.

Pour ma part, je suis dans le dur, j'espère que ça ira mieux demain. Je prends les drogues du doc et je suis les conseils de mon ange gardien (Laura) : citron chaud au miel. Je ne sais pas dans quel état je vais terminer cette compétition mais je vais la finir. Je n'ai plus la pression du titre que je perds aujourd'hui, j'aimerais juste retrouver un peu de plaisir pour finir cette compétition sur une belle note.

A demain

Finale PWC 2015 : Manche 7

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