Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

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Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
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Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion
Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

La compétition étant terminée, je reviens enfin vers vous. Il faut dire qu’en ce moment je dois émettre de mauvaises ondes car l’électronique et moi, on est pas trop copain. Mon ordi fait des dépressions passagères, type BURN OUT à la limite du suicidaire avant de réapparaitre en pleine forme pour une durée non déterminée. Mon téléphone quant à lui s’est offert un vol plané sur le parking d’un super marché avant même d’avoir eu le temps de prendre le petit déjeuner. Autant vous dire que donner des nouvelles avec un Nokia 3310, c’est pas facile. Enfin, ces mauvaises ondes n’ont pas atteint mes GPS qui sont restés sagement fonctionnels durant toute la compétition.

Nous avons pu faire 5 manches sur les 7 prévus, un record pour cette saison capricieuse. Le terrain de vol est très montagneux et la stabilité de la plaine a obligé le comité de pilote à proposer des manches aux reliefs, le long de la crête, à quelques exceptions lors de la 4ème manche et la dernière où nous sommes allés jouer du côté de Bassano. Si nous avons des conditions semblables pour les Championnats du Monde l’an prochain, j’espère que l’organisation sera apte aux déplacements pour éviter de faire une compétition uniquement au relief, ce qui manque cruellement d’options de vols et donc d’intérêt.

Je suis arrivée sur cette compétition fatiguée avec une envie moyennement déterminée, enfin c’est surtout l’envie de repos qui grignotait celle de concourir. Je me suis rapidement remobilisée mais les deux premieres manches furent tout simplement un calvaire en l’air, j’étais mal, terrorisée, je comprenais presque l’envie de vomir de certains passagers. Le plaisir n’était pas au rendez vous et j’ai dû me forcer à rester dans les airs, lutter contre les pensées négatives de mon cerveau qui pourraient remettre en cause tout mon engagement. Comment suis-je arrivée à passer de l’état dans lequel j’étais au championnat de France, pas trop loin du « flow » à celui là, en seulement 2 semaines ? Et je ne parle pas ici de résultats, de pression, de course, je parle de sensation. Celles que n’importe quel pilote peut ressentir quand il se met en l’air, entre dans le thermique et enroule l’ascendance. Durant ces 2 semaines, j’ai fait du bi, sans vario, dans des conditions parfois fortes. J’ai aussi changé de sellette et je n’ai pas revolé avec ma voile. Ajoutée à cela de la fatigue, l’explication est peut être là.

La 3ème manche fût bien meilleure, après avoir réglée minutieusement la sellette, la différence était flagrante dés le premier thermique, j’ai repris confiance, retrouvé mes repères et me suis lancée dans la course, le plaisir est revenu mais le résultat n’était pas là. J’avais encore du mal à m’imposer au près de certaines tronçonneuses volantes et ai fui parfois certains thermiques. Mais peu importe ses adversaires, la course se fait avec les autres, dans le respect ou non suivant la qualité des pilotes, à toi de t’adapter... C’était l’objectif du lendemain.

La 4ème, j’étais bien, dans le coup, au top je dirais presque. J’ai manqué un peu d’initiative sur la fin ce qui m’empêche de grappiller la minute qui me sépare du premier et rentre dans le groupe.

Pour la dernière, j’étais au summum de ce que je peux faire et cette manche restera une référence en mémoire, autant dans la manière que dans le résultat. Devant, en position de dominance, à la recherche du contrôle tout en restant à l’affut puis à la recherche de l'attaque maitrisée dans les derniers 25% de course pour aller chercher la gagne. Je joue la troisième place en assurant un poil trop la rentrée au goal et en perds quelques places sur le push final avec une vitesse moindre... calage de voile à vérifier.

Une semaine le long d’une belle pente montante qui me fait prendre la 13ème place du général et la deuxième chez les filles, derrière Seiko et devant Silvia Buzzi Ferraris. Charles Cazaux, entouré d'Italien, prend la 2ème place derrière Frederico Nevastro et devant Paolo Zammarchi

Guarnieri Trophy - Pre world 2016 : Résultats et conclusion

Je repars avec de l’huile d’olive et du vin mais surtout une expérience de plus, une belle semaine avec les frenchies, une reconnaissance du terrain pour l’an prochain et surtout des pistes de travail pour l’année qui vient.

Départ le 4 aout pour la macédoine, il me reste donc 10 jours pour me reposer entre un peu de biplace et pas mal de préparation. Au programme : calage de voile, marquage, essayage de robe avec Seiko, mis à jour nouveau téléphone, préparation conférence, valise,… et j'en passe.

Merci pour vos messages, qui m’ont motivé à retrouver LA voie rapidement.

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