Super final GV : Manche 3

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Super final GV : Manche 3

Quelle manche ! 86 km de pure folie à enchaîner les points bas entre quelques moments de répit.. Manche que je ne pourrais pas vous raconter puis que j'ai réalisé seulement 20 km, soit un seul point bas à moins de 40m/sol où je me refais dans un bon thermique déclenché par la meuglement des vaches, qui me donne tout le loisir d'aller terminer mon vol quelques kilomètres plus loin. Après avoir survécu aux chiens, aux serpents et aux mygales, j'ai attendue la récup qui m'a déposé à un village. Puis Klaudia est passée, sur la place passager dans un splendide pick-up pour nous sauver et nous ramener rapidement au PC course. Ce local Brésilien, improvisé taxi nous propose de l'eau, de la crème anti-moustique, du lait (???)... même pour travailler chez UBER, il serait trop qualifié. Il nous pose une question, c'est drôle, une qui revient souvient : "Vous pouvez gagner beaucoup?" On est 4 pilotes dans la voiture, une Polonaise, un Iranien, un Allemand et moi Française... On rigole bien. Lui aussi quand on lui explique qu'on paye cher, un billet d'avion aller-retour, une inscription, du matériel, pour venir risquer d'attraper la fièvre jaune ou le virus Zika, au milieu d'un champ, perdu entre 2 thermiques. Et qu'on prend vraiment du plaisir. Oui oui, même aujourd'hui.

Bon d'accord, je vais quand même vous raconter le début de la manche.  Ce fut la course avant la course, avant on appelait ça start au sol. Le rayon du start faisait 52km, et on était à 17 km du point optimisé. Quand le speaker a annoncé qu'on pouvait décoller avant l'ouverture de la fenêtre, tout le monde s'est équipé rapidement pour se jeter en l'air au plus tôt. J'étais bien, dans le bon rythme, je réussi à rattraper les premiers avant l'heure du start. Là où j'aurais du profiter d'une position de contrôle, je tente le coup de trop, celui qui m'isole dés le début. Etre dans le groupe ne m'aurait pas assurer le goal, car cette manche fût une longue survie pour tout les pilotes, il fallait faire les bons choix et avoir un peu de réussite sur le déclenchement des cycles, autrement appelé la chance. Une manche que je discarde donc et qui me permet de remettre les pendules à l'heure. 

 

Super final GV : Manche 3

J'aurais quand bien aimé goûter à se goal, sentir les sensations qu'on peut avoir après une telle manche, après avoir tout donné, y avoir cru, s'être vu posé mainte fois. Ne me dites pas que vous n'avez pas eu la larme à l'oeil en regardant le premier Interview d'Armel le Cléach après avoir fait le tour du monde en solitaire en seulement 74 jours. C'était un peu pareil quand j'ai regardé les copains passer la ligne d'arrivée. La compétition en parapente apporte des sensations inégalables, je n'ai qu'une envie, c'est d'être demain, pour réessayer, encore et encore !

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